Vacances : celui qui part, celui qui reste…?

Publié le 2019/07/08 à 9:00

On estime à 85 % le nombre de Québécois qui prennent des vacances durant l’été. Leur tâche est cependant parfois compliquée par toutes sortes de contraintes : patron workoholic, priorité d’employés cumulant plus d’ancienneté de fonction, nécessité de s’arrimer avec les dates de congé du conjoint, etc.

Certaines entreprises ont des règles sévères concernant les vacances : interdiction de congé certains mois de l’année, pas plus de deux ou trois semaines consécutives, pas de congés pour certains employés en même temps que le patron, nécessité de rester «  accessible  » par courriel ou téléphone…

Il est pourtant nécessaire et même avantageux pour l’entreprise, d’offrir le moins de restrictions possible aux vacances. Saviez-vous qu’un Canadien sur quatre ne prend pas ses vacances annuelles ? Le repos permet à l’employé de recharger ses batteries, d’oublier les tensions reliées au travail et en général, il revient au boulot en meilleure forme, ce qui diminue le risque d’erreurs au travail ou de maladies.

Petit guide du parfait patron

Votre entreprise a-t-elle une politique claire relativement aux vacances et congés ? Sinon, il est grand temps d’y voir pour éviter les frustrations!

  • Le choix ultime des vacances appartient à l’employeur. La Loi sur les normes du travail prévoit un minimum de deux semaines pour un employé à temps plein. Dès les mois de mars/avril, demandez à vos employés de vous faire part des dates prévues.
  • Selon la Loi, aucune vacances prévue ne peut être déplacée ou annulée à moins de quatre (4) semaines d’avis, sans l’accord (non forcé) de l’employé.
  • Prévoyez votre horaire de production en fonction des absences. Embauchez du personnel temporaire au besoin. Ne tentez pas de contacter vos employés absents.
  • Le départ et le retour de vacances ne doivent pas forcer l’employé à crouler sous le travail. Prévoyez en conséquence.
  • Ne proposez pas à vos employés de «  monnayer  » leurs vacances en les échangeant contre de l’argent.
  • Ne créez pas, et ne tolérez pas un climat où les vacances sont dévalorisées. Un employé ne doit pas être critiqué parce qu’il se prévaut d’un congé auquel il a droit.
  • Affichez votre politique et assurez-vous que tous les employés la connaissent.

Conseil d’expert 

Selon certaines études, on devrait prendre une semaine de repos tous les trois mois ! Plusieurs employés temporaires qualifiés n’attendent que la chance de remplacer les vacanciers, pourquoi vous en priver ? Un traitement équitable des vacances favorise la santé et le sentiment d’appartenance des employés envers l’entreprise. N’est-ce pas là une proposition gagnant/gagnant  ?

Source: leDroit.com